Hubert Damisch

Villa Noailles

Marval, Paris 1997

Comment juger des images que peut proposer de cet édifice un -ou plutôt une- photographe, en l'absence de toute expérience directe des lieux ?
Pourtant, je n'aurai pas hésité un instant à accepter la proposition que m'a faite Jacqueline Salmon de préfacer la suite -ou comment dire ? l'ensemble, le volume- des photographies qu'elle a prises l'an passé à Hyères, et cela sans même les avoir d'abord examinées. Comme il me suffit de celles (les photographies) que je connaissais d'elle, et de ce que je savais de son travail portant sur un certain nombre de lieux et d'architectures choisies, pour me risquer à y aller à mon tour d'un couplet dont je pressentais confusément que le justifierai moins ce qui pourrait passer de ma part pour une quelconque "compétence", que son manque, son défaut délibérément assumé, voire revendiqué. comme s' il y avait eu là une tâche à laquelle je pouvais d'autant moins me soustraire qu'elle faisait écho à l'attente confuse qui m'aura trop longtemps fait différer la visite à Hères ?
Comme si j'avais su ou deviné, d'emblée, que cette suite, cet ensemble, ce volume d'images, soulèverait une question à laquelle on ne saurait répondre, qu'on n'aura même chance de formuler qu'à s'en tenir et opérer, par priorité, au registre qui serait précisément celui de l'image ( ou des images, au pluriel), dans l'oubli provisoire, la mise entre parenthèses méthodique, le suspens calculer du référent.